Même si tu n’as jamais ouvert un terminal. Dix minutes, étape par étape. (Guide écrit pour Mac.)
La voie express — sans terminal
Tu n’aimes pas la ligne de commande ? Fais l’étape 01 (le mot de passe Gmail), puis ouvre Claude Code et dis-lui, mot pour mot :
Il tape les commandes du terminal à ta place. Toi, tu fais seulement le mot de passe Gmail (étape 01) — ça, personne ne peut le faire à ta place. Le reste de ce guide, c’est la même chose, à la main.
Avant de commencer
· Claude Code — l’application qui fait tourner l’agent (gratuit avec un abonnement Claude) : claude.com/claude-code.
· Un compte Gmail — tes mails restent chez toi, l’agent ne fait que les lire en local.
· Git et Python — déjà présents sur la plupart des Mac. Si une commande affiche une erreur, macOS te proposera de les installer en un clic (accepte) — ou demande-le à Claude Code. Au passage, setup.sh affiche une coche verte ou rouge pour chaque prérequis : tu vois tout de suite ce qui manque.
C’est un code à usage unique pour l’agent — pas ton mot de passe habituel, et révocable en un clic. Sur ton compte Google :
a. Active la validation en 2 étapes (si ce n’est pas déjà fait).
b. Va sur myaccount.google.com/apppasswords.
c. Donne un nom (ex. « agent mail ») et copie le code de 16 caractères. Garde-le sous la main.
Ouvre le terminal : appuie sur Cmd + Espace, tape « Terminal », Entrée. Une fenêtre avec du texte s’ouvre — c’est là qu’on colle les commandes (Cmd + V) puis Entrée, une ligne à la fois :
setup.sh crée deux fichiers à remplir (.env et preferences.md) et vérifie que tout est en place.
Les deux fichiers viennent d’être créés dans le dossier mail-agent-kit. Le plus simple pour les ouvrir, depuis le terminal :
Ça l’ouvre dans l’éditeur de texte du Mac. (Le nom commence par un point : c’est normal qu’il soit caché dans le Finder.) Colle ton adresse et ton code de l’étape 01, en gardant le format CLÉ=valeur :
Enregistre (Cmd + S), ferme. Recommence avec open -e preferences.md : ce fichier est déjà pré-rempli d’exemples à remplacer (tu n’écris pas une page blanche). Tu y mets, en français, tes expéditeurs importants, ceux à museler, deux ou trois exemples de ta façon d’écrire — et surtout ce qu’« urgent » veut dire pour toi, sinon il met tout au même niveau.
Il étiquette ta boîte, puis pose des brouillons pour les vrais échanges. Ouvre Gmail : dans la colonne de gauche apparaissent les libellés Triage/A repondre, Triage/A voir, Triage/A lire.
Pour qu’il tourne chaque matin, mets run.sh en tâche planifiée (un « cron »). Tu peux demander à Claude Code de t’écrire la ligne — mais vérifie le lendemain qu’il a bien tourné : un cron qui ne retrouve pas la commande claude échoue en silence.
Et une fois par semaine, la revue de tes abonnements (les newsletters que tu ne lis plus + les liens pour partir) :
Corrige les brouillons qui ne te vont pas et note pourquoi dans preferences.md. L’agent s’aligne vite sur ta voix. La plupart des gens abandonnent avant — tiens deux semaines, c’est là que ça devient bon.
Il ne trouve pas mes mails. Vérifie que tu as bien collé le mot de passe d’application (16 caractères), pas ton mot de passe Gmail habituel.
Les brouillons ne me ressemblent pas. Normal au début. Ajoute des exemples de ta voix dans preferences.md — il s’aligne en quelques jours.
Il s’intéresse à des mails sans intérêt. Dis-lui qui museler et ce qu’« urgent » veut dire pour toi, toujours dans preferences.md.
On te le branche sur ta boîte en vingt minutes, et on le règle à ta voix. Écris-nous.
On me le branche →